Thaïlande

Mardi 26 février 2008
Ouba OUBA!


Après cette folle nuit de la Saint-Sylvestre, et la découverte de nos cousins les gibbons, et autres éléphants, tout cela grâce à la Chang...

[petit apparté: 1- Chang étant ce que la 1664 est pour nous, l'une des bières nationales, qui engendre les mêmes conséquences qu'en France, quand on en abuse... 2-Chang et non pas la bien meilleure Singha "bia", puisque Chang signifie éléphant, et qu'il m'était impossible d'éviter, aux vues des aventures du lendemain, de prendre quoi que ce soit qui ne soit en rapport avec ces dites "aventures". Je sais ... étrange, et je vous passe la séquence cahouètes...]

me revoilà donc sur les chemins... de fer, pour explorer les entrailles de cette région ISAN, du nord-est de la Thaïlande, encore épargnée par le tourisme de masse... Et là, je vais bien comprendre à quoi l'art Khmer fait référence... Les photos parlent d'elles-mêmes, je ne m'étendrai donc pas trop sur le sujet, même si je dois avouer que j'ai vraiment adoré tous les temples visités...

La région possède aussi l'une des meilleures gastronomies du pays, et là ça a été le festin... Entre les salades de mangue ou de papaye verte, de pamplemousse, les grillades et autres currys pléthore de choix s'offrent aux papilles... Entre deux temples, quelle bonne idée de déguster un Khao niao (riz collant, j'en suis devenu accro...), avec un curry aux phak et moui (légumes et porc) parfumé à la noix de coco, et finir par succulent riz-banane que l'on découvre lové dans une feuille de bananier... Hummmmmmmm

Alors, sur les routes goudronnées du nord-est, je me suis amusé à un peu compliquer les choses.
Puisque tout est assez facile dans le pays, avec le pouce dirigé vers le ciel, je me suis dit que ce pouvait être un bon moyen de découvrir autant le coeur du pays que de ces habitants... Et là aussi, j'ai fait de belles rencontres... toujours fortuites (par essence!) parfois rapides, parfois tout le contraire, mais toujours enrichissantes et très très sympathiques!

undefined Ainsi, j'ai pu admirer les collines des environs des temples Khmer de Phanom Rung à l'arrière d'un pick-up, j'ai vadrouillé quelques jours avec trois profs psychédéliques dans les contrées montagneuses de la frontière birmano-thaïlandaise, en découvrant par là même les universités de la région (les profs, tous les mêmes, avec des anciens collègues disséminés partout qu'il faut aller voir... et on en profite pour présenter le petit farang français... et parfois j'ai donné des cours en anglish avé le frenche accente...!)...

Donc, la Thaïlande se termine avec une très forte impression de bien être dans le pays, entre les rencontres avec les autres voyageurs, plutôt vraiment sympa dans ce coin là (un peu différent de la zone phuket, si vous me suivez...), et des habitants vraiment joyeux de nous rencontrer et de partager des moments ensemble. Là encore, lorsque je quitte le territoire le 14 février dernier, c'est un peu avec un pincement au coeur, et le bide bien remplie d'un succulent green curry... Tout est histoire de goût, et le Thaïlande a largement répondu à tous les miens.

En guise de cerise sur le gâteau, j'ai même eu le droit à 3 propositions de poste... dans l'éducation! Ils manquent cruellement de profs de langue, et comme ils évaluent mon anglais, mon espagnol et mon français très bon (c'est pas trop dur, faut simplement savoir baragouiner dans chacune des langues quelques palabres, et l'on est bilingue!), j'étais apte à travailler chez eux dès le mois de mai prochain... Vu que je suis au Laos, et que je continue vers le Vietnam, vous connaissez ma réponse à chaque fois !

Adieu Thaïlande... je t'aimais bien...
- Par niko
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Samedi 23 février 2008
Eumuchapeu à tous...

Voilà,  j'aurai réussi à trouver une autre introduction à ce nouvel article en thaïlande... J'ai appris un peu le Karen !...

Après les 15 jours de vadrouillage avec la Sandy dans des contrées cambodgiennes, je me suis mis en tête d'apprendre un peu plus de mots thaïlandais, d'en voir un peu plus, et surtout de profiter encore et toujours de la bouffe du pays...

Déjà, pour les initiés de la cuisine Thaïlandaise, on va dire que la partie du pays que je viens de visiter est plutôt tournée vers le Som Tam ou  la salade de Mangue Verte que vers le Pad'thaï !... Mais c'est un peu par hasard que je me suis enfoncé dans ces lieux, pour le moins bien loin du cliché Thaïlandais.

Après 2 jours passés sur les cotes de la très très très (trop!) animée île de Kop Chang, je décide de passer la nuit du nouvel an près du parc de Khao Yai, très connu pour abriter une énorme forêt vierge et tous les animaux qui vont avec... Ce sera mes premiers émois de 2008 ! Vive les gibbons, les éléphants d'asie et autres cuicui dont je ne connais plus le nom, tous autant exotiques les uns que les autres, mais qui marquent autant sur le t-shirt qu'un pigeon parisien!!!

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Ainsi pour cette nuit de la saint-sylvestre sous le signe thaïlandais, je me suis retrouvé au milieur d'un gros spectacle façon Walt Disney, à une différence près, il n'y avait que des Thaïlandais... en d'autres termes soirée à thème organisée dans la ville proche, et comme thème (fort à propos ?!!): le western et les cowboys...

Voilà, comment je me suis retrouvé à manger le plat de riz frit local avec des baguettes entouré de nos amis thaïlandais en cowboys sur un air classiquement très aigü monosyllabique (pour mes oreilles françaises) d'une chanson thailando-yanki chantée par un pseudo-cowboy d'1m60... On est loin du cow-boy de Marlboro, mais c'était tout aussi bien... Enfin, pour le champagne ici, faut passer son chemin... Snif !...

Ainsi, après m'être épris d'une passion soudaine pour les animaux sauvages dans la forêt lointaine, je décide de pousser l'étrange et l'irréel vers une zone, parait-il, dépossédée de ces espèces humaines envahissant ponctuellement une certaine frange du pays...

Les photos suivent... par là...!
- Par niko
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Dimanche 28 octobre 2007

Hola,

Avec le temps pourri sur la cote est de la Thaïlande, on m'a recommandé de faire un petit tour du coté de Krabi, et des îles paradisiaques, parait-il qui l'entourrent... Il ne m'en faut pas plus pour foncer !
Là-bas, je fais connaissance dans café de Marion et Stéphanie, deux jumelles de Anvers. Et nous voilà partis pour une petite semaine de folie sur les îles tranquilles de Si boya, de Ko Jam, et de la très connue Koh Lanta!

En route donc pour l'aventure. La zone est hautement dangereuse pour les voyageurs en sac à dos. C'est plombé par le tourisme de masse, ravagé par les tour-opérateurs qui harcèlent tous les âmes vivantes d'aller en excursion dans les parrages... On choisit l'option "démerde toi toi-même, t'auras peut être plus de chance de trouver ton bonheur... et les galères qui vont avec, mais qui font partie du voyage aussi !

J'essaie rapidement de vous présenter les photos de tous les événements sur le blog, dès que je peux!

Donc, en fait, ce sont les jumelles qui m'ont mis la puce à l'oreille concernant la 1ière île: Ko Si Boya, et c'est un anglais avec qui je discutais à l'auberge qui m'a décidé. Elles m'ont parlé lors de notre première rencontre d'une île tranquille, belle et encore préservée du tourisme de masse dans les parrages (ce qui est rare, avec Koh Phi-Phi et Phuket à coté !!!). Donc, après deux - trois conversations avec des locaux, je trouve le moyen de parvenir a ce bout de terre par les transports publics: 2 minivans plus tard, je me retrouve dans un petit, mais alors petit village de pêcheurs, ou certains utilisent leur long-tails, leur petit bateau de bois, pour ravitailler les îles alentours. Je traverse le bras de mer entre les couches culottes, les boites de conserves et des paquets de nouilles prêtes à cuir... De l'autre côté, je me déleste de 30 baths, et me retrouve face d'une part à un panneau d'avertissement au Tsunami; et de l'autre d'une route en ciment... Personne ne parle anglais... Je me lance sur la route en ciment donc! Finalement quelques centaines de mètres plus loin, un jeune en mobilette s'arrête et me propose de m'amener au "bungalow". "Chouette!!! il y a donc des chambres où dormir" dans ce bout de terre! Ok, sur la place arrière de cette meule se trouve donc un énorme sac Quéchua de 70litres d'un coté et un sac millet de l'autre, et entre les deux comprimé, essayant de respirer moi...
"Welcome to Siboya Bungalow" dois-je lire à l'entrée de l'endroit. Le jeune me dépose, je le remercie 3 ou 4 fois. Finalement, par un heureux hasard, je tombe sur un petit monde ultra sympa, mélé des propriétaires du lieu, dont Chun le big boss, ultra chaleureux, d'un touriste australien, Peter, qui construit sa maison à coté, et de mes deux acolites belges que j'avais rencontré à Krabi le matin, et que je retrouve ici...

On passe trois jours sur l'île. Tout est très simple, pas d'électricité en journée, uniquement disponible via le générateur de 18h à 00h. Mais j'ai trouvé des gens très ouverts et très amicaux. Les journées se passaient à visiter les bords de l'île (pas vraiment propice à la natation à vraie dire!!!), et les villages alentours, les soirs, à discuter et vivre ensemble avec ce petit monde, à écouter les histoires de Peter, et blagger avec Marion et Stéphanie... Que demandez de plus ????!!!!! Si, du soleil... Parce que de ce coté là, c'est pas la grosse ambiance! Enfin, en compilant le temps en France (froid et ensoleillé d'après les dernières nouvelles d'Evelyne... delhia je parle!) et ici, je pense qu'on peut arriver à des résultats très honorables!!!

Koh Jam, est tout autant tranquille, sans pour autant rencontrer le soleil... Par contre, pour sécher les fringues, faut bien une semaine, selon mes estimations, ohhhh hautement scientifiques! Humidité proche de 99%!

Finalement, hier matin, on chope le ferry en partance pour la 1ere fois de la saison vers Koh Lanta!!!! Un parcours nous est organisé par les maîtres des lieux, au Joy bungalow, où les filles et mois résidons en clients exclusifs!
Il nous faut d'abord traverser les plages à pied. Au bout des plages, on devrait rencontrer un petit bateau, les fameux long-tails, qui doit nous conduire au milieur de l'eau au croisement de la "route" avec le ferry, qui, espérons-le s'arrêtera pour nous accueillir à bord... Tout se passe à peu près comme prévu, et on aura même l'occasion de rencontrer un groupe de jeune de l'île, qui discutera avec nous en attendant le long-tail.

Koh Lanta, où l'endroit sauvage... autant qu'un touriste peut paraître sauvage ! sur le bateau on négocie à mord la nuit d'hotel, comme à peine montés sur le ferry, on nous harcèle avec les nombreux complexes hoteliers! A l'arrivée, on est jeté dans le bain bouillonnant des pêcheurs de clients... Nous aurons fait notre choix à bord du bateau, et donc passons notre chemin... L'hôtel s'avère vraiment peu accueillant, et vu le prix payé, je me retrouve dans une cahute branlante... et j'aurai en prime l'honneur de recevoir comme hôtes de marque ces tendres et bruyantes petites bêtes à quatre pattes, tellement irrésistible dans "Ratatouille", mais tellement dégueulasse dans ma cabane... Et pour le coup, j'ai eu le droit à la grande soirée... Enfin, une chose apprise en amérique latine, lors d'un précédent semblable, les rats et souris n'aiment pas trop la lumière et ne viennent pas trop trainer la nuit dans des endroits où les lumières sont allumées... A 3h du mat', je me vois donc m'endormir avec la lampe allumée, et en bruit de fond les pas de ces grosses bêbêtes sous et au-dessus du bungalow... Enfin sur le moment, c'est pas très agréable, mais plus tard, ça prête à sourire...

A part ce désagréable incident, Koh Lanta se divise en deux partie. La partie plage, blindé par les touristes sur la coté ouest, et les rochers, les villages de pêcheurs, et une communauté gipsy sur le cote est.
Marion, Stéphanie et moi, on décide de louer une moto, et d'aller visiter ce coté dans l'après-midi... Comme les locaux, on se retrouve donc tous les 3 sur la moto (après une petite aventure en auto-stop, peu fréquent en Thaïlande, mais ça a marché pour nous tout de même), à déambuler tout autant aussi tranquillement que les locaux, sur les routes sinueuses (mais asphaltées!!) de l'île. C'est verdoyant et avec la lumière de l'après-midi, le trajet est e,core plus agréable que l'on se sent libre en moto. Le village de Koh Lanta ressemble à celui de Chiloe au Chili, pour ceux qui connaissent... Et les gens sont aussi gentils! Toujours souriant !

Enfin, me voilà en partance exclusive pour la Malaisie. Il ne me reste plus que 3 jours pour atteindre la frontière avant expiration du visa... Je pense rester quelques jours sur la coté est de la Malaisie, et ensuite repartir en Thaïlande, pour les parcs nationaux, ou direct le nord, je ne sais pas encore... Selon les événements, je dirai...

Je tente rapidement de poster des nouvelles photos bientôt... Et Chok di krap !

Niko

- Par nico
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Samedi 27 octobre 2007
Kenavo!

Nakhon Si Thammarat, ville encore un peu plus au sud... en direction de la Malaisie.

Voilà, j'ai quitté Koh Tao, et ses cocotiers, plages et toul'toutim... Revenu sur la terre ferme, j'ai entrepris un voyage de nuit sur les bancs de la 3ième classe tout aussi ferme! Donc, cassé en 18, j'arrive quelques 12h plus tard dans la grande ville. Ici, je trouve pour la 1ière fois les mosquées et autres signes de la religion musulmane. L'influence de la Malaisie, j'imagine, a permis une mixité de religion, et désormais le bouddisme n'est plus l'unique voie de culte... Les moines habillés de safran cotoient ainsi les musulmans et musulmanes, vétis comme on le connait chez nous.

Je ne reste que deux jours dans la ville pour visiter les Wats (imaginez-vous qu'à chaque fois que je vois ou prononce ce mot, mon cerveau se téléporte dans les années 80, aux cotés de Catherine Loeb, et j'entonne la fameuse... "de toutes les matières, c'est la ouate qu'elle préfère... etc..." Terrible!!! Et ça depuis un mois :-).

Bon, les Wats et un atelier de fabrication de marionettes articulées pour le théâtre d'ombre, que vous connaissez certainement vu, je fonce vers les bords du Golfe de Thaïlande, pour profiter des plages en tout point identiques à la surpeuplée et surmédiatisée Ko Samui (que j'ai évité donc pour les mêmes raisons...), dans le village de pêcheurs de Nakhom, bien plus vraie et thaïlandais... Seulement des plages je n'en verrai que quelques petits grains de sable, comme les trois jours de mon séjours ont été arrosés, comme le Makenpis arrose continuellement la vasque qui surplombe l'attroupement de touristes à Bruxelles.
C'est raté pour cette fois-ci... Mais le hasard faisant parfois royalement bien les choses, j'ai quand même vécu des moments inattendus et vivants...
Le 2nd jours, alors que je venais de sortir du cybercafé, et pensant aller terminer mon bouquin sur la Birmanie, je passe devant un temple chinois, où s'agite une foule de personnes. Par curiosité je pénètre dans l'enceinte du temple, et comme hapé, tous m'accueillent et m'invitent à participer à la cérémonie... Un gars se disant connaisseur de la langue de Shakespear me seconde pour m'expliquer ce qu'il se passe... A vrai dire, je comprendrai absolument rien de ce qu'il me dira, mais hocher la tête avec un sourire fait l'affaire... Je trouve d'autres personnes pour m'expliquer le déroulement des festivités.
Bien plus tard, je saurai que j'avais participé au Festival Végétarien, qui se déroule partout en Thaïlande (et ailleurs???) au mois d'Octobre.
Le temps d'enfiler quelque chose de blanc, pour me fondre un peu dans la masse (enfin autant que faire se peut) et je reviens donc à la fête. Tout le monde qui pénètre dans les lieux peut manger et boire.

Je me suis cru dans une fête de village, avec les enfants qui crient, courent et s'amusent, pendant qu'on regardait chanter et dansaient des femmes déguisées en habit spécial (comme je suis pas bilingue thaï, je ne sais pas traduire les "hihaon niouagongk..." et autres "hiihhho ouand tchak" ou assimilés qu'ils me disent... donc je regarde, un peu subjugué, ce qui se déroule sous mes yeux)...
Puis d'un coup la frénésie devient générale. Tout le monde se met debout, danse et chante (ça rit beacoup... je rappelle qu'on est dans un lieu de culte, et tout ça parait un peu décalé...), sur une table se trouvent des vêtements colorés, à dominante rouge. Là parfois, des hommes entrant en transe (j'imagine...) se font déshabillés et revétir de ces déguisements... L'un d'eux se coupe la langue avec une sorte de sabre, et écrit quelque chose en chinois sur du papier jaune... Et je suis là, au milieu de cette joyeuse pagaille... C'est totalement fou ! Des pétards explosent partout, ils embrasent des mannequins, des gens me parlent pour m'expliquer qui fait quoi, quels sont les bouddhas que l'on vénère (je les suis en me prosternant devant deux bouddhas, un baton d'encens comme offrance, déchaussé comme d'hab pour entrer dans le temple)... Puis le temps de me remettre de tout ce que je viens de voir, et je réalise que la plupart des gens a quitté les lieux. Une femme vient me voir, et me fait signe de la suivre... Tout le monde se trouve dans les pick-up, prêts à partir... pour où? Je regarde encore dans le temps, où les 4 hommes déguisés et en "transe" sont entrés (l'entrée du temple est masqué par un rideau rouge). De là sort un fou (enfin j'imagine), qui doit avoir pour rôle de faire peur aux gens avec une longue cravache. Il crie et claque cet instrument sur le sol... Les gens jouent le jeu... Les 4 hommes sortent ensuite du temple portant un promontoir recouvert...
Je monte dans le pick-up. J'ai l'impression sur la route qu'on s'organise une rave sauvage...

Finalement, c'est à ce moment là que je verrai la plage... De nuit! On est tous descendu, et avec des bâtons d'encens, on rejoint le bord de la mer. Il fait nuit noire, pas de lune dans le ciel, à peine les phars des voitures me permettent de distinguer les tâches blanches qui se déplacent sur le plage. Les 4 hommes s'enfoncent dans la mer, avec le promontoir embrasé... Ils disparaissent et la faible lueur avec... Les lumières s'éteignent, et l'on n'apperçoit alors que les bout incandescents des bâtons d'encens... Le silence se fait... J'essaie de prendre des photos de tout ça... Puis les hommes ressortent de l'eau les mains vides... Le balai des pick-up reprend jusqu'au village, où revenus au temple, on m'offre une sorte de soupe sucrée avec des morceaux de carotte et de racine (comme du manioc), qui a du mal à passer dans le gosier... Malgré tous les efforts je peine à la moitié. Je suscite beacoup la curiosité de tous, et avec ce qu'ils savent de l'anglais ils me harcèlent de questions sur la vie en France... Ils sont très chaleureux et amusant. Ils iront jusqu'à me ramener à l'hôtel (unique et à deux pas de là!!) en moto, en m'offrant de revenir quand je voudrais... Certainement jamais, mais bon... Je me sentais dans un monde parallèle...!
Quant au lendemain, je devais passer toute l'après midi au café à discuter avec les gens sans réaliser du temps qui passe!

Les villages un peu à l'écart des circuits ont ça de fantastique...

La cote Est est bien différente de ce que je viens de vivre... C'est le lieu des complexes hotelier avec le monstre de Phuket. Mais, là encore, des îles se cachent, (d'autant plus qu'on est en basse saison!!!), et la déferlante touristique n'a pas encore détruit les Hommes qui y vivent...
- Par nico
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Samedi 27 octobre 2007
Salut à tous...

Déjà, merci à tous pour les messages envoyés par email ou les commentaires. J'essaie de répondre le plus rapidement possible... Mais le mieux certainement est de venir de ce coté-ci du monde voirt comment les gens vivent... Enfin, si ça vous est possible, vous êtes les bienvenues, comme je pense l'être à leurs yeux...

Avec le temps qui s'agite dans le nord du pays, j'ai prudemment décidé de prendre la direction du sud pour profiter d'abord des plages... Après plusieurs voyages en train, qui m'ont valu quelques douleurs au coccyx du fait des bancs en bois et des longues heures passées dessus, à rêver en regardant défiler le paysage...

Donc, me voila vers le sud... Ko Tao est une destination encore peu visitée par le tourisme de masse, même si ça tend à devenir une attraction majeure dans le sud. Cette petite île fait partie d'un archipel de 3 îles, dont la fameuse Ko Pha Ngam, où tous les soirs de pleine lune, s'organise sur les plages la Full Moon Party, qui consiste à une grosse teuf au son techno, avec brasero et alcool à gogo...

Bref, je me contente de la "petite île" de Koh Tao. C'est l'endroit en Thaïlande où il faut faire de la plongée... C'est pourquoi j'ai passé 4 jours à faire des randonnées dans les criques qui la bordent :-)

Donc, c'est une très belle île, avec tout ce que l'on imagine des îles paradisiaques, et le choix est vaste!!! Bref, soit on se la joue farniente et cocktails a gogo sur les plages, soit on peut choisir le coté robinson Crusoe, avec une végétation luxuriante, des animaux en pagaille (quand ils se montrent en tout cas...) et des criques bleues léchant les collines envahies de cocotiers et autres palmiers... Voilà rapidos le contexte... Le pied quoi! Et pour la saison des pluies, j'ai eu pas mal de chance.

Par contre l'aventure je l'ai tenté en voulant atteindre l'île. Pendant que toute la France se préparait tranquillos à ouvrir chips et cahouètes pour célébrer les Bleus au Rugby face aux british; à amasser quelques bières en prévision de la longue et festive soirée qui allait démarrer, sans oublier d'aérer quelques bonnes bouteilles de vin rouge, pour être au top lorsque notre équipe franchira avec brio les lignes adverses... je m'adonnais à mon sport favori: le cogitage de plan en perdition... Voilà, fièrement, pour atteindre l'île j'ai opté pour l'option voyage en bateau de pêcheurs de nuit. Et à 00h, le petit bateau en bois, tout entier peint en bleu, son équipage et les 4 farangs (étrangers, dont moi...) à bord prennent le large. La traversée consiste donc à rester endormi (normalement...) avec comme unique chambre le pont du bateau recouvert d'un tapis tressé, surmonté d'un toit en boit d'où pendent les gilets de sauvetage. Pytoresque, et faisant partie de l'aventure, le moteur du bateau (au son, certainement révisé la dernière fois en 1942), émettant une douce fumée... Bref; la traversée se passe normalement pendant 1h, puis tout l'équipage s'agite, alors que le supposé capitaine gueule et agite beaucoup de vent... Dans l'inertie générale, je m'imagine déjà fabriquer des fusée de reconnaissance, ou attendre sur le bout de bois, au milieu des étoiles que le jour daigne arriver... Tout ça dure à peu près une bonne heure, moi déjà en léonardo donnant un dernier regard très "hollywoodien" à ma kate, qui sera jouée par l'une des très peu locaces allemandes à bord. Aussi le dernier farang étant un anglais, il est inévitable que l'on parle rugby...

A l'autre bout du monde, nos deux équipes s'affrontent, alors que nous sommes tous les deux sur la même galère... (pas encore DANS ;-))
Tout reprend son cours, donc 1h après, et l'on reprend la route vers le vide... (il fait nuit...). Tout le monde pionce, j'en fais autant, mais voyant quelques éclairs au lointain, je remplace mon sac de couchage que les potes m'ont offert, pour le remplacer, au cas où..., par le simple drap. Et il faut une autre petite heure pour être arrosé d'une belle averse tropicale. Finalement, le toit ne devait servir qu'à attacher les gilets, comme il fuit et laisse l'eau transpirer entre ses lattes de bois... Cocasse, et finalement j'en ris aujourd'hui... Donc, il est 3h du mat', les Français sont en train de se faire mater par les rosbiffs, l'anglais et moi sommes relativement trempés, et là assis sur les gilêts de sauvetage, on discute rugby entre autres thèmes ...
La technologie a vraiment mordu le monde entier, et les voyageurs en font partie jusqu'à nouvel ordre ! Tous les routards que j'ai rencontré ont, pour la grosse majorité, opté pour le voyage ... connecté!... avec leur mobile ! et certains avec l'ordinateur portable !!!!
Voyager c'est plus ce que c'était ou je suis devenu vieux jeu et réac!
Cela étant, l'anglais a son portable, et presque au coup de sifflet final, on reçoit une nouvelle sur son portable avec le couperet du coté du froggy!!! Voilà comment j'ai su que Laporte allait entrer au gouvernement S. plus rapidement que prévu.

J'ai retrouvé mes potes basques sur l'île, mais le dernier jour seulement... Bon vent encore à eux!!!  Nos quedamos en contacto, suerte para Jon por su regreso en el pais basco, y Iker nos mandamos emails para encontrarnos de nuevo tal vez sobre las carreteras asiaticas... De toda manera, nos vemos en 2008 cerca de baiona.
Nikolaïdis...
- Par nico
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Samedi 20 octobre 2007
Hug,

Voilà déjà quelques jours que je tente de rattraper le retard que j'ai pris de ce coté-ci du monde... Le monde cybernétique.

Kanchanabury est derrière moi maintenant. J'ai laissé Iker et Jon au terminal de train, se dirigeant vers les plages du sud, quand je prends le bus pour Sanghlabury, petit village entouré des communautés Môn et Karen, jouxtant la frontière birmane.
Cependant, avant d'y arriver, je décide de prendre le temps et de m'arrêter une centaines de kilomètres avant, à Phomg Pha Pum, ville intermédiaire, pas plus grande qu'un quartier de Bayonne, mais qui a l'intérêt d'être relativement hors des sentiers touristiques...

J'arrive donc dans ce village, après avoir passé le voyage comme "second" du bus. Je m'explique. Un bus généralement est conduit par un chauffeur, en Thaïlande aussi... Mais une personne est dédiée aux tâche de chargement/déchargement/vente de tickets et d'animation de la vie à bord.
Ainsi, j'étais au fond du bus, à l'endroit où sont placés tous les objets volumineux et lourd. J'ai donc participé d'une certaine façon à la vie de ce bus, parlant thaïlando-anglo-espagnolo (je sais ça sert à rien, mais c'est plus fort que moi...)-français, et aidant, du moins assayant d'aider, la femme "de vie à bord du bus". Plein de peps' et de fantaisie, elle faisait marrer pas mal de monde, et même si je ne comprenais rien, des gestes et des regards sont parfois très communicatifs... Bref, situation assez drole et fantaisiste qui peuvent faire de beaux souvenirs dans la tête...

Voilà donc Phong Pha Phumg, entourée de montagnes lourdement chargées d'une végétation tropicale. Le problème dès mon arrivée est de communiquer. Je me rends vite compte que les habitants sont très rares (à ce moment là, je ne les ai pas encore croisés...) à parler l'anglais. Je me débrouille avec les quelques phrases du Lonely Planet traduites, et les gestes, langage universel... Finalement, je trouve de quoi dormir, en essayant même une petit négo... Et en partant à la découverte de la toute petite ville, je réalise que l'occidental ne doit pas souvent passer par là (d'autant plus que c'est la basse saison touristique). Bref, ils sont très curieux, et avec les gestes et les bribes d'anglais, près de la place centrale, du coté du marché, on discute de ce que je suis, d'où je viens, ce que je fais, etc... Un des habitants me propose de manger dans son resto. Je m'y attable. Sa femme et sa fille sont derrière les fourneaux, les curieux viennent s'attabler autour. Tous, nous commandons de quoi appaiser les papilles, titillées depuis un moment par les odeurs de nouilles revenus dans les wok, avec je ne sais quelles épices, et autres morceaux de poulet, ou de porc...

Pour moi ce soir, menu spécial. Le gars m'offre pour commencer un bouillon avec fines herbes, oignons frits (?), cacahuètes concassées (enfin, je crois... mais je suis passé expert dans la reconnaissance de cahouètes...), poivre et sel... Super bonne, et très simple... S'ensuit un plat de riz revenu aussi dans le wok avec des légumes (lesquels, no idea...) et poulet, pour finir avec un plat de nouilles cuisinées, un peu relevé, mais toujours aussi bon... Un vrai régal, que je remercie toutes les trente secondes d'un "Kop kun krap", merci, merci, merci...
Et avec les femmes c'est des sourires. Elles parlent entre elles, se marrent beaucoup, et me touchent les bras et la tête... Va comprendre... Enfin, ça a l'air de leur faire plaisir...

On est loin de la chaleur française très caractéristique... Demain, départ pour Sanghklabury, finalement pour frôler des terres birmanes?...

Niko
- Par nico
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Samedi 20 octobre 2007

'Krap,

La frontière birmane est devant moi !!! Arrivé en moto de Sangklabury, je trouve devant moi une ville fantome. Les commerces ont tous fermés depuis que la frontière est totalement fermée (ça fait plus d'un an m'a appris le proprio de l'auberge...).

Maintenant, près des 3 pagodes, trône comme signe de la séparation du territoire une barrière immobile et si lourde. Je m'approche le plus près possible et après le no man's land, une autre barrière où je vois deux soldats s'affairer... à rien faire !

Excitant et tellement frustrant, tout ce qu'aimerait c'est traverser cette si petit bande asphaltée, mais la raison l'emporte (et la peur de la répression par la même occasion...) et je reste sagement de ce coté-ci du monde.

Un petit marché vendant des objet en bois (certainement du teck) s'anime sur le coté. Mais l'on sent bien que le l'endroit a vécu, et se tait dorénavant... Il fait un temps d'automne ici, la chaleur en plus. Les nuages sont bas, et recouvrent le mont qui me fait face. Tout est très calme, même de l'autre coté... Et là haut, le drapeau birman flotte dans les airs...

La frontière a cette particularité qu'elle a été placée après les peuples. Et les Môns, comme les Karens se partagent la zone, d'un coté comme de l'autre... Je me perds d'ailleurs à pied dans un village Môn. Je publierai prochainement des photos des lieux. J'y ai été attiré par les nombreuses motos qui allaient et venaient d'une route sur la gauche. Je l'ai prise, et me suis retrouvé sous les arbres, entouré de maison sur piloti, dont les murs en fine lamelles de bois (?) tressées sont chapeauté d'un toit en chaume, ou apparenté. Le village se situe sur les bords de la rivière. Des enfants se baignent dans l'eau, surveillés par quelques femmes. Des hommes fument et discutent sur le devant des maisons sans porte, ouvertes à tous... L'ambiance est détendue, tous me sourient, et je déambule entre les pilotis, tranquillement. Ils se mettent de la terre sur la peau du visage, peut être pour se protéger du soleil, en tout cas, c'est caractéristique...

Le foot est un sport national, et ici on est autant piqué... Pas mal de jeunes improvisent des parties de foot à même la ruelle... parfois en terre. Le foot version thaïlandaise se joue aussi, mais, il faut être bien adroit pour pouvoir rattraper la petite balle tressée et la renvoyer avec les pieds ou le torse dans l'autre partie, au-dessus d'un filet de volet.
Tous les gamins dès qu'ils me voient m'interpellent d'un "Hello, hello !", je leur rétorque du "Sa Waat dii krap" thaïlandais...

La Birmanie si loin et parfois si proche...

- Par nico
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Mercredi 17 octobre 2007

Ca y est ! Je l'ai fait, j'ai traversé Bangkok en bus municipal, sans rien comprendre où j'allais et en me laissant guider par les gens... Bin c'est pas des sauvages diou!!!

Hello à tous donc. Je suis parvenu fièrement avec les deux mots que je connaissais de thaï (à savoir bonjour et merci...) à la gare ferrovière de la ville, pour prendre le prochain train en direction de Ayuttaya, un peu plus au nord.

Les voyages en train thaïlandais sont vraiment bien, même en 3ième classe, alors assis sur des banc en bois... (trajet de plus de 3 heures attention aux féfesses !). Ils ne vont pas franchement vite, ce qui donne d'autant plus d'occasion de découvrir les paysages. A ce moment là du voyage, la moindre rizière est spectaculaire... alors que non (j'ai vu par la suite les photos que j'en avais prises...).

Bref, J'arrive donc à 80km au nord de Bangkok, à Ayutaya, petite bourgade connue pour avoir été une ancienne capitale, et dont les vestiges des temples sont encore facilement visible tout prêt du centre-ville. 80km, soit 3heures de voyage après, je foule le sol tel un pape sans sa papamobile... Bref, je me casse la gueule du train avec sac et chaussures, embrasant le sol de mes lèvres, si ce n'est pas le contraire :-)...

J'aperçois deux touristes descendant aussi du même train et vais à leur rencontre. DEUX BASQUES!!! à Ayuttaya aussi!!! Trop fort!! Je vais donc par la suite parcourir un bout de chemin avec Iker et Jon; du pays basque espagnol... Le 1er voyage durant 3 mois en asie, le second, un pote à lui l'accompagne durant le 1er mois en Thaïlande.

Ayuttaya c'est un peu ce que la S.P.A est pour les chiens: leur lieu de vie...

Le guide nous prévient que ces chiens (aussi fréquent qu'un pigeon dans paname) sont très docile, du moins autant qu'un lion affamé. Et pour preuve on a été coursé le soir venu par ces fauves... En fait, c'est plutôt Jon qui s'est fait coursé, et y a laissé un vélo...

Les photos ont été publiées sur le site. Vous pouvez aller à loisir (ou contraint, mais ce ne sera que par vous même...) les consulter.
La vie nocturne en tout état de cause ne se déchaine pas là-bas en tout cas...

Nouveau départ, après deux jours dans les ruines bouddistes d' Ayuttaya (c'est sympa les ruines, maisle problème pour le moment, c'est que les guides locaux sont aussi doués en anglais que ma nièce de 6 ans... donc je comprends rindutou! Un de mes prochains bouquins sera certainement sur la civilisation thaï ou relatif au bouddhisme...).

Avec Iker et Jon on prend la direction de Kanchanabury pour profiter un peu de la chaleur dans les parc naturels des alentours, et notamment de celui d'Errawan (proche de Kenobi ;-))... avec ses chutes d'eau douce et ces bassins naturels...
Ville plutôt touristique au demeurant, à voir le nombre de petits bars type occidentaux, laissant gueler les énormes enceintes de musique soit disant pour nous autres occidentaux (ça se résume aux backstreetboys et autres groupes de djeunes... gups!) avec pour animer le tout de charmantes thaïlandaises très, comment dire, euh... sympathiques !
La chambre louée n'est vraiment pas chère... 70bath la nuit (pour info, 1euro = 48bath), ça c'est pour prévenir la tigresse qui débarque en décembre... Ca va être comique ;-)... La bière coutant 25 bath, pour un peu plus de deux bières tu peux avoir un lit... Comprend qui veut ...!

Voilà, on apprend sur place que le pont de la rivière Kway est à proximité et fait partie de ce qu'il faut visiter... Soit, on loue pour la journée suivante deux motos, et on passera par là pour aller au parc...

Alors, le pont de la rivière Kway est déjà pour moi un film... Mais c'est surtout (et là pauvre inculte que j'étais, j'en avais aucune idée...) des miliers de morts que l'armée japonaise à enroller pour créer le chemin de fer entre la Thaïande et la Birmanie... Donc, avec le fameux pont, on retrace un peu l'histoire (sanglante) de la région...

A vrai dire le plus exhaltant est ensuite, lorsque libres comme l'air, on enfourche les motos pour vadrouiller le long du grand lac du parc Erawan, sur la route pour les chutes d'eau... Le tout sur la gauche, la gauche de la route... la gauuuuuuche de la routeee bordel ! (ça c'est qd on doit tourner sur une nouvelle route ;-))

Bref, entre les palmiers et les camions on parcourt les 70 bornes tranquillou (ils conduisent pas vraiment vite les thaïlandais...) pour finir à l'entrée du parc... 500m à grimper pour atteindre la plus haute chute. On nous informe qu'il faut 30 minutes... Bah, easy lapralinelesdoigtsdanslenez en 15min torchés c'est expédié...
40 minutes après, on parvient liquide là haut... Et là c'est l'extase... A part que durant la montée dans la forêt, on voit dans certains bassins des locaux qui se baignent quasi habillés... On comprendra plus tard que les poissons mordent, ça chatouille et c'est flippant au début... Quelle aventure, non?! (tranquille, je déconne. :-).

Bref, avec les poissons aussi gros que mon bras on s'adonne à une passion de pays chaud le saut pirouétasse dans la flotte, les splash et autre plocploc dans l'eau...

Le retour se fait en séchant sur les routes éclairées partiellement de nos mini lumières (qui éclaire je pense plus le panier devant que la route...). La rencontre avec les thaïlandaises se fait le soir en tout bien tout honneur, cela va sans dire...

Dans ce coin là de la Thaïlande, assez touristiques, les gens savent parler l'anglais assez couramment... Enfin, ils savent exprimer relativement pas mal de chose en anglais, on va dire.On l'a noté en fait dès notre arrivée dans la ville, où une séance photo était organisée avec une star locale de kung-fu, ou autre art martial. On est de la partie, et nous voyant venir, le gars commence à nous parler un peu en anglais. Dès que j'aurai retrouver son nom, je vous le communique pour que vous vous précipitiez chez le vendeur de DVD acheter toute sa filmographie! (j'imagine, vu son gabarit, et l'affiche de sa promotion sur le stand, que Van Damm a de quoi s'inquiéter par ici... Certains lui ferait de l'ombre, même ici, et oui !!!).

Je sens la Birmanie plus prêt... c'est pour bientôt!

- Par nico
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Mercredi 17 octobre 2007
Hola todos,

Bon, je ne peux pas m'empecher de commencer en espagnol, comme par ici, je croise pas mal de nos amis ibériques...

Voila donc 17 jours que je suis en compagnie du peuple thailandais, et j'arrive progressivement à y faire mon trou. Depuis Bangkok, pas mal de choses se sont déroulées...

Deja, retour un peu quelques heures avant le depart pour le pays thaï... A la veille du 4ième jour dans cette grouillante ville de Bangkok, je pars à la découverte du China Town local... Dès que j'ai traversé le pont, je me retrouve dans un quartier grouillant de circulation à tout va, du 4x4 Pick-up au tuk-tuk à moteur en passant par les bus de ville, le tout dégageant des épaisses fumées noiratres à qui n'en veut. Je déambule donc dans cet univers en évitant les cables électriques qui frolent dangereusement les têtes (même la mienne, c'est pour dire comment ils sont bas...), et découvre les toute petites échoppes du quartiers, serrées les unes contre les autres, vendant pour l'un des roues de moto exclusivement, un autre tout autant exclusivement des joints de culasse, et d'autres encore, je ne sais quelle partie de moteur certainement assez demandée pour avoir une exclusivité dans son magasin... Bref, le tout dans ce perpétuel bruit de fond de la circulation... dans une ambiance assez poussiéreuse et du fait des objets vendus relativement noir... Puis entre deux de ces magasins de quartier;un espace, à peine plus large qu'un homme, et à l'intérieur je distingue des lumières éclairant des objets insolites comme des t-shirt à plus savoir qu'en faire... Je m'y engouffre et arrive dans une autre planète... Le bruit de l'extérieur s'estompe pour être remplacé par des sons plus humains, encore assez fort pour comprendre que je suis tombé dans une des sois (les fameuses ruelles étroites qui jalonnent Bangkok...) arrangé en marché.

Le quartier chinois est ainsi fait que j'ai plutôt été agréablement séduit par cette confrontation de mondes... Et l'intérieur ce n'est que rangées (entre lesquelles deux personnes peuvent à peine passer) de sucreries, de bouffe, légumes en tout genre et de fringues (T-shirt à dominante jaune, couleur supposée du pays; chacun, je pense, doit absolument avoir le sien pour honorer son pays... Un peu comme nous, arrivant tous les jours au bureau avec un t-shirt bleu et un écusson bleu-blanc-rouge accroché fièrement...).

Enfin, le grand jour est arrivé le jour où, estimant que j'étais assez grand pour affronter le monde, je pars avec le bus local pour la gare ferrovière. Direction le nord-ouest, vers la frontière Birmane... et toujours à savoir ce qu'il s'y passe... (d'ailleurs, je vais ouvrir une section bouquins avec les références de ceux que je suis en train de lire afin de vous en donner mes impressions, comme vos recommandations pour les prochaines lectures...)

Laa kone krap
Nico
- Par nico
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Vendredi 5 octobre 2007

Le premier mot que j arrive a dire sans postillonner ou sans ecorcher les mots...

Bonjour donc.

Deja, pour l accentuation, vous me pardonnerez, mais jai encore du mal avec ce clavier... j essairai la prochaine fois le niveau superieur du master de bloggeur, soit comment inserer une photo d une appareil photo japonnais, manie par un francais vers un ordinateur thailandais... ca promet.

Bref, apres avoir passe deux jours dans les rues bruyantes de Bangkok, entre les temples bouddistes et les marches locaux, a serpenter entre les soi (petites ruelles calmes), pour eviter notamment les fameux tuk-tuk (ces motos avec banc a l arriere qui emmenent qui veulent ou ils veulent pour un prix qu il veut :-)...), et aussi freiner un tant soit peu la degradation avancees de mes oreilles, je m en suis alle vers le nord, ohffff pas bin loin diou, a quelques 80 bornes de la, vers Atthayutta (j suis pas sur de l orthographe, mais persuade que vous n en tiendrez pas rigueur). Tout ça en train... 3h. Mais les trains sont vraiment bon marché, et on a le temps d'apprécier grandement le paysage... Bref, le meilleur moyen (et le plus sur !) de voyager.

(petit apparté: je viens de trouver le mode français du clavier)

Enfin, revenons quelques secondes sur Bangkok... Cette ville est tantaculaire, j'ai du en voir 1/10ième, et encore je dois voir large...

Bref, on se rend compte rapidement qu'on est en Thailande aussi... La légende des lady-boys, ou des occidentaux avec des jeunes locaux (autant d ailleurs occidentaux qu'occidentales... et autant thaïlandais que thaïlandaises ...) n'en est en fait pas une...

C'est un peu bizarre, mais malheureusement c'est une pratique courante... Ca m'a rappellé le film "Vers le Sud" avec Charlotte Rampling, excatement ce qui se passe ici.

Bref, depuis hier, donc, je me suis retrouvé avec quelques autres touristes un peu paumés dans le coin du nord de Bangkok.

Enfin, un mot sur la bouffe: a tomber ! mais de plaisir...

 

Allez, je vais voir du coté de la frontière birmane (en restant bien comme il faut du coté thaïlandais tout de même ;-)...) dès demain parcourir les paysages luxuriant du lac de Kao Laem...

J'essaierai de vous en dire un peu plus sur la vie par ici...

Bonne fin de semaine à tous...

Nico

- Par nico
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